Dakar-Echo

Budget alloué aux compétitions et politique sportive: le CNOSS refuse l’arbitrage et s’en ouvre à Macky

cnoss_diagna_1Le Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss) a refusé d’arbitrer le budget alloué aux différentes compétitions internationales pour l’année 2015.

A l’issue de la réunion de restitution qui s’est tenu samedi avec les différentes fédérations sportives, le Cnoss n’a, pas manqué de dénoncer la baisse drastique subie par le budget du sport depuis 2013, la politique sportive de l’Etat et la mauvaise volonté de l’Etat de faire appliquer les nouveaux textes qui régissent le sport sénégalais. Autant de griefs que la structure gérée par Mamadou Diagna Ndiaye et le mouvement sportif comptent exposer le plus rapidement possible au président de la République Macky Sall.

La baisse drastique du budget alloué au ministère des sports a du mal à passer auprès des fédérations sportives et au Comité national olympique sportif et sénégalais (Cnoss).

Au cours de la réunion de restitution de la séance de travail qu’il a eue avec le ministère des sports, le Cnoss a tout bonnement refuser de faire un arbitrage sur le budget alloué aux compétitions internationales et dénoncer la modicité de l’enveloppe prévue pour cette année préolympique 2015.

A l’issue de la rencontre qu’il a eue samedi avec les différentes fédérations sportives, l’instance dirigée par Mamadou Diagna Ndiaye, a également décidé de ne pas valider le document de l’arbitrage de l’année 2014. Le Cnoss a aussi profité du compte rendu qu’il a fait à la presse pour remettre en question la baisse tendancielle subie par le budget alloué au sport sénégalais depuis 2013 et qui se traduit par un désengagement de l’Etat.

C’est en effet en 2013 que le ministère des sports avait demandé au Cnoss de se charger de l’arbitrage de ce budget. De 10 milliards 200 millions en 2014, le budget a été porté à 5, 8 milliards pour l’année 2015. Soit une baisse 2,4 milliards de FCfa qui qui selon le Cnoss la contrepartie des infrastructures chinois évoquée par l’Etat ne peuvent justifier.

«Nous pensons qu’à côté des efforts faits par les associations sportives et le comité olympique, nous ne sentons pas la volonté de l’Etat à aller plus loin. On assiste plutôt à une baisse drastique du budget du ministère du sport et une baisse expliquée par la plus haute autorité sportive de ce pays.

Tout le monde se plaint quand on enlève 1% de son budget alors qu’on justifie cette baisse sous le prétexte qu’en contrepartie on finance les infrastructures», se plaint le vice-président du Cnoss avant de poursuivre : «L’Etat ne finance aucune activité de développement local au Sénégal.

D’où vient le financement de leurs activités ? Certains, c’est sous fond propre. C’est faux de dire que les Fédérations ne participent pas. Elles financent dans la plupart des cas. Nous avons constaté que nous n’avançons pas et pourtant des solutions ont été identifiées par le mouvement sportif ».

A propos de solutions, le Cnoss a rappelé qu’au mois de septembre 2010, une réunion avec tous les présidents de fédérations et d’autres personnalités du sport comme Lamine Diack, Abdoulaye Sèye Moreau, Garang Coulibaly avaient déjà planché et remis un document aux autorités avec une demande de conseil présidentiel.

«Lors d’un conseil du sport avec le ministère des sports, en 2011, on a dégagé des pistes avec des techniques de lever de fonds avec la taxation de certains produits, la mise en place d’un fonds national du sports comme cela se fait ailleurs. C’est-à-dire les moyens de régler le financement du sport. Car l’Etat ne peut pas financer l’intégralité du sport », rappelle-t-il.

Le vice-président du Cnoss de s’interroger encore sur le retard accusé dans l’application des nouveaux textes qui régissent le sport sénégalais et qui, rappelle t-il, règlent les problèmes liés au statut de l’athlète, à la préparation aux compétitions, au statut du dirigeant, au financement du sport, et à l’après carrière des sportifs entre autres

Le comité olympique, estime que le moment est donc venu de porter la complainte auprès du président de la République et de lui rappeler sa promesse faite entre les deux tours due la présidentielle 2012 qui était de porter dés 2013 le budget du sport à 1% et aussi du règlement définitif de la situation. «On dit Stop ! Il faut régler le problème définitivement, structurellement.

Comme nous avons longtemps discuté avec le ministère du sport, nous allons nous donner les moyens de rencontrer le plus rapidement possible le président de la République pour savoir simplement quelle est la politique sportive qui est développée dans ce pays.

Il nous a semblé utile d’arrêter et de nous dire d’aller lui parler. Lui, qui avait d’ailleurs pris des engagements par rapport au budget du sport. On ne plus continuer à être dirigé comme cela », déclare M. Hagne.

Omar DIAW

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
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