Dakar-Echo

Berezina

Berezina

Les urnes nous ont révélé la brillance de notre opposition radicale. L’axe Dakar-Thiès-Ziguinchor est dans l’escarcelle de cette opposition victime de tant d’outrecuidances du régime actuel.

Khalifa, Barth et Sonko, les plus en vue et des plus radicaux avec ces deux derniers nommés, trainent des dossiers inaboutis en Justice.

Coïncidence troublante, que non mais machiavélisme pernicieux d’un homme politique très élaboré. Pour quelqu’un qui a fait ses armes auprès d’un politicien d’une très grande envergure comme Maitre Wade, personne ne doit être surpris.

Encore que les leçons apprises chez le Maitre ne soient pas fidèlement restituées ! Le président ayant investi des militants qu’il s’est choisis pour le compte de Benno n’en finit pas de ramasser des cailloux à la place des roses.

A quelle fin a-t-il choisi ces militants de la vingt-cinquième heure au détriment des porteurs de voix ayant blanchi sous le harnais ? La politique est une science que les petites gens croient maitriser sans fard ni dard.

On a vu des maires élus grâce aux listes de Taxawu Dakar en 2014, qui ont trahi cette coalition pour se représenter en 2022 dans les listes Benno et autres et se faire battre. C’est à croire qu’investi par Khalifa Sall, vous avez de fortes chances d’entendre du Monsieur le Maire ! A Yoff, aux HLM et à Sangalkam où Yewwi a triomphé magistralement, les jeunes montent au créneau.

Surtout le vainqueur du ministre de Macky, jeune, travailleur avec un brillant cursus, il a délogé de la mairie un baron Apériste ayant occupé les lieux deux décennies durant.

Le président a joué et perdu ! Encore que ses thuriféraires ou communicants pensent le contraire. Dakar n’a jamais été Apériste, il en est de même de Thiès et Ziguinchor.

La surprise vient de Guédiawaye, ville où trônait son jeune frère, qui tourne le dos à la mouvance présidentielle. Parce que les hommes sur qui comptait le président ont souvent perdu.

Le président-politicien prévoyant la défaite de ceux qu’il a choisis s’est aménagé des issues de secours. Nous l’avons tous entendu dire qu’il avait béni des listes concurrentes.

En président-politicien, il n’est donc pas facile de cerner le patron de la mouvance présidentielle pour expliciter ses choix.

Personne n’ignore que tous ses actes présents ou futurs seront en rapport avec les échéances électives prochaines. Qui détermineront le bienfondé d’un troisième mandat fort probable et pourtant plus que jamais illégitime.

Moussa Kamara

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