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Benyamin Nétanyahou énerve Barack Obama qui hausse le ton

Benyamin Nétanyahou énerve Barack Obama qui hausse le ton

obama-netanyahuLes propos de Benyamin Nétanyahou contre une solution à deux Etats pour régler le conflit israélo-palestinien rendent difficile une reprise des négociations, estime Barack Obama dans une interview au Huffington Post publiée samedi 21 mars.

Le président américain y évoque son entretien téléphonique avec le premier ministre israélien jeudi dernier, deux jours après la victoire aux législatives du dirigeant conservateur et de son parti, le Likoud. « Je lui ai dit que nous continuions à croire qu’une solution à deux Etats est le seul moyen pour qu’Israël connaisse la sécurité à long terme, si Israël veut demeurer à la fois un Etat juif et démocratique », a précisé Barack Obama.

« Difficile de trouver une voie »
« Et je lui ai dit qu’étant donné ses déclarations avant le scrutin, cela allait être difficile de trouver une voie permettant aux gens de croire sérieusement que des négociations sont possibles. » Le chef du gouvernement israélien a semé le trouble en promettant à la veille du scrutin qu’un Etat palestinien ne verrait pas le jour tant qu’il serait premier ministre.

Dans une interview accordée jeudi à la chaîne américaine MSNBC, il a fait machine arrière en affirmant qu’il n’avait pas renoncé à son engagement en faveur de la création d’un Etat palestinien, mais a estimé que les circonstances politiques n’y étaient pas favorables.

Nouvelles tensions Netanyahu-Obama
La victoire électorale du Premier ministre israélien mardi soir et son coup de barre à droite toute n’est pas vraiment bien vu par la Maison Blanche.

En cause notamment, les déclarations du leader du Likoud qui a semé le trouble en promettant à la veille du scrutin qu’un État palestinien ne verrait pas le jour tant qu’il serait Premier ministre. Dans une interview accordée hier à la chaîne américaine MSNBC, Benyamin Netanhayu a fait machine arrière en affirmant qu’il n’avait pas renoncé à son engagement en faveur de la création d’un État palestinien, mais estimé que les circonstances politiques n’y sont pas favorables.

Il a également joué l’apaisement en rappelant qu’il ne ‘voyait aucune alternative à la coopération avec les Etats-Unis’. Une mise au point qui n’a pas empêché la Maison blanche de s’interroger sur les conséquences de cette déclaration. ‘Le président a dit au Premier ministre que nous allions devoir réexaminer nos options aux Nations Unies à la suite de ses nouvelles positions et déclarations concernant la solution à deux États’, a dit le porte-parole de la présidence Josh Earnest.

Depuis plusieurs mois, les relations entre Benyamin Netanyahu et Barack Obama n’ont cessé de se refroidir. Leur dernière entrevue remonte à octobre et lors de son dernier passage à Washington, Netanyahu s’était adressé au Congrès sans passer par la Maison Blanche.

Le président américain a également critiqué les propos de Benyamin Nétanyahou qui avait dénoncé le « danger » d’un vote massif des Arabes israéliens aux élections législatives.

« Rhétorique contraire à la tradition israélienne »
Dans ses premiers commentaires publics sur les élections législatives israéliennes, M. Obama a « indiqué que ce genre de rhétorique est contraire à la plus pure tradition israélienne ». Le jour même du vote, mardi, M. Nétanyahou avait posté une vidéo alarmiste sur sa page Facebook. « Le pouvoir de la droite est en danger. Les électeurs arabes se rendent en masse vers les bureaux de vote », y disait-il.

Barack Obama a enfin estimé que le résultat des élections législatives n’aurait pas d’« impact significatif » sur les négociations autour du nucléaire iranien. Il affiche toutefois un optimisme prudent sur l’avancée des négociations, sans éluder l’âpreté des relations entre l’Iran et Israël.

« Il est évident que beaucoup d’Israéliens se méfient de l’Iran. C’est compréhensible. L’Iran a tenu des propos ignobles, des propos antisémites, des propos sur la destruction d’Israël, souligne le président américain. C’est précisément pour cela que j’ai dit, avant même de devenir président, que l’Iran ne devait pas disposer de l’arme nucléaire. »

Selon lui, pour qu’un accord soit trouvé, « il faut tout d’abord que l’Iran démontre clairement qu’il n’est pas en train de développer l’arme nucléaire, et que nous puissions nous en assurer de manière intrusive et constante ».

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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