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Babacar Gaye: Les hommes politiques qui ne sont pas présents sur les réseaux sociaux seront laissés dans les abysses de l’analphabétisme numérique

Babacar Gaye: Les hommes politiques qui ne sont pas présents sur les réseaux sociaux seront laissés dans les abysses de l’analphabétisme numérique

Dakarecho, site d’informations exclusivement en ligne depuis 2009 basée à Paris, Dakar et Hong Kong, lance aujourd’hui une nouvelle rubrique intitulée « Cinq Questions A» au sein de sa thématique « Technologie-NTIC » qui traitera plus spécifiquement de la vie numérique de diverses personnalités de tous bords utilisant avec assiduité les nouvelles technologies

Les nouvelles technologies ont fait évoluer nos rapports avec la politique dans la vie de tous les jours pour le meilleur… et parfois pour le pire.

Babacar Gaye, porte parole du PDS, activiste politique et utilisateur assidu des réseaux sociaux nous fait l’honneur d’inaugurer cette rubrique.

 Mr Gaye, Vous êtes l’un des politiciens les plus actifs sur le net, on peut même vous définir comme un activiste politique, à quoi est dû cette utilisation massive des réseaux sociaux ?

D’abord c’est une affaire de culture numérique. Beaucoup de Sénégalais ne savent pas que j’ai travaillé dans une entreprise à la pointe de la révolution numérique au Sénégal.

Ensuite les réseaux sociaux constituent pour moi un outil de communication afin d’occuper la place pas toujours disponible des médias chauds.

Ils me permettent surtout d’atteindre une cible particulièrement exigeante qui n’a pas le temps de suivre l’actualité traitée souvent avec du retard par la radio, la télé et les journaux. Les jeunes ne lisent plus. Pourtant ils constituent l’essentiel de l’électorat.

Enfin, le feedback instantané me permet de jauger l’impact de mes messages, même si je m’expose à des attaques injustifiées.

« Les journalistes gagneraient à être plus rigoureux dans la manière de piquer et d’utiliser mes posts à des fins mercantiles sans mon avis »

Vos posts sont régulièrement repris par les journaux et les sites et largement diffusés sur les réseaux sociaux, quel regard en portez vous ?

C’est une bonne chose d’avoir une si grande audience médiatique. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Au demeurant, les journalistes gagneraient à être plus rigoureux dans la manière de piquer et d’utiliser mes posts à des fins mercantiles sans mon avis.

Mais c’est de bonne guerre qu’ils profitent des espaces de communication que j’anime pour relayer le ressenti des populations. C’est une forme de démocratisation du devoir d’informer qui n’est plus une exclusivité des professionnels de la presse en général. Pour autant, je ne suis pas un journaliste dans le sens primaire du terme.

Oui mais, on vous voit souvent collé sur Facebook avec votre portable, avez vous des moments de déconnexion ?

Évidemment que oui!. C’est vrai que mon smartphone est constamment connecté; ce qui me permet d’être en veille permanente. Mais j’ai des moments de pause pour travailler ou pour me reposer.

Cette assiduité sur les réseaux sociaux vous prend beaucoup de temps et d’énergie, on dirait que vous n’êtes pas nombreux au PDS à le faire ?

Je ne surveille pas mes frères de parti pour savoir comment ils utilisent les réseaux sociaux. Par contre, Facebook Twitter et LinkedIn me permettent d’échanger avec des millions de contacts et de faire passer des messages ciblés. Et le plus souvent gratuitement sans la censure des professionnels des médias qui ont des objectifs de rentabilité qui ne sont les miens.

Je considère que tous les hommes politiques devraient être plus présent sur les réseaux sociaux pour accompagner la révolution silencieuse en marche. Sinon ils seront laissés dans les abysses de l’analphabétisme numérique.

Quid de vos camarades du PDS qui sont absents des réseaux sociaux par crainte d’insultes et autres quolibets ?

Ils ont tort de s’absenter de ces espaces virtuels de compromis, le cas échéant. Un homme politique moderne ne doit pas craindre les critiques et les insultes de ses adversaires qui, le plus souvent, n’ont pas encore ce relativisme politique. Les réseaux sociaux m’ont appris à être plus humble et moins clivant dans la formulation de mon discours politique.

dakarecho@gmail.com'

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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2 Commentaires

  1. Bathiesylla006@gmail.com'
    Bâtie sylla
    14 septembre 2017 à 2 h 55 min

    Moi je trouve tout simplement que ceux qui on peurs des réseau sociaux ils ne son pas des vrai leader un vrai doit avoir une capacité de

  2. Alassane Diop
    13 septembre 2017 à 22 h 09 min

    Les hommes politiques ont peur d’internet notamment lorsqu’on est au pouvoir d’où une absence des principaux leaders de l’APR même si quelques téméraires osent affronter les « jeunes » sur le net. Mais ils ont tort il faut oser affronter ses contradicteurs sur le terrain virtuel. Un bon point à Babacar

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