Dakar-Echo

Au moins 16 morts dans des affrontements à Bangui (Centrafrique)

Au moins 16 morts dans des affrontements à Bangui (Centrafrique)

Bangui – Au moins 16 personnes ont été tuées et 96 blessées au cours d’échanges de tirs mardi à Bangui dans le quartier musulman du PK5 entre un groupe armé et les forces de sécurité intérieures, selon des sources concordantes parmi ceux ci se trouvent deux sénégalais, victimes collatérales des affrontements entre musulmans (séléka) et chrétiens (anti-balaka). Il s’agit d’I. Diallo et un certain Guissé, deux commerçants établis dans ce pays avec leurs familles depuis plusieurs années.

Selon L’Observateur, qui donne l’information, les victimes ont été attaquées par les anti-balaka, armés de couteaux et de machettes, alors qu’ils partaient acheter à manger. Ils seront lapidés à mort avant que leurs corps ne soient brûlés.

Le journal précise que le drame s’est déroulé au Kilomètre 5, un quartier de la capitale centrafricaine. Qu’après leur forfait, les meurtriers se sont mis à danser autour des cadavres sans doute pour savourer leur crime.

Parmi les morts figurent également un policier, un prêtre et un enfant. 96 personnes ont été blessées, a-t-on appris de sources médicales.

Les tirs, qui ont commencé à 11h30 (10h30 GMT), se sont terminés en fin d’après-midi. Un membre de la milice du « général » Force, revenant du quartier Fatima, proche du PK5, a forcé un barrage des forces de sécurité intérieures, qui ont ouvert le feu sur lui, entraînant une riposte de ce groupe, selon des sources sécuritaires et des sources au PK5.

L’arrestation de cet homme appartenant à la milice du « général » Force a déclenché la riposte envers les forces de sécurité intérieures, a affirmé de son côté Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca). « La Minusca a déployé des patrouilles pour sécuriser la zone et les autres points névralgiques de Bangui ».

En début d’après-midi, des foules en colère se sont rassemblées à différents endroits de la ville, comme devant l’hôpital communautaire situé sur l’avenue Boganda, dans le quartier Lakouanga (sud) et au PK0 (sud).

La Minusca dit avoir envoyé une patrouille à Lakouanga, où une mosquée a été incendiée par des manifestants, a indiqué M. Monteiro.

A l’hôpital Sica, où est active l’ONG Médecins sans frontières (MSF), « une foule en colère s’est regroupée devant le portail », a indiqué l’ONG dans un communiqué, qui appelle « au respect des hôpitaux » pour apporter des soins aux blessés indépendamment de leurs origines, de leurs croyances religieuses ou politiques.

Début avril, les forces de sécurité centrafricaines et la Minusca avaient lancé une opération militaire visant à déloger les groupes armés du PK5 s’attaquant notamment aux milices du « général » Force afin de « ramener la paix » dans ce quartier musulman qui est aussi le poumon économique de la capitale.

Le 10 avril, au moins 27 personnes et un Casque bleu avaient été tués dans des combats dans le quartier du PK5 entre une patrouille mixte Casques bleus rwandais/forces armées centrafricaines et les milices du quartier.

Deux Sénégalais ont été hier à Bangui, en Centrafrique,

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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