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Arrestation de Soilihi Mohamed, un des candidats battus à la présidentielle aux Comores

Arrestation de Soilihi Mohamed, un des candidats battus à la présidentielle aux Comores

Le colonel Soilihi Mohamed, battu à l’élection présidentielle contestée de dimanche aux Comores a été interpellé à son domicile après avoir une nouvelle fois contesté la réélection du président sortant Azali Assoumani. Il avait annoncé prendre la tête d’un « conseil national de transition » destiné à « régler la crise post-électorale » et « assurer une transition pacifique ».

L’un des candidats battus à l’élection présidentielle contestée de dimanche aux Comores, le colonel Soilihi Mohamed, a été arrêté mercredi à Moroni après avoir pris la tête d’un « conseil national de transition », a appris l’AFP auprès de son entourage.

L’un des membres de sa campagne, Kamal Eddin Sindou, a expliqué à l’AFP que Soilihi Mohamed, dit « Campagnard », avait été interpellé à son domicile à Moroni après avoir une nouvelle fois contesté la réélection, selon lui frauduleuse, du président sortant Azali Assoumani.

« Régler la crise post-électorale »
Peu de temps avant son interpellation, il avait annoncé publiquement qu’il prenait la tête d’un « conseil national de transition » destiné à « régler la crise post-électorale » et « assurer une transition pacifique ». « La démocratie dans notre pays a été piétinée et notre dignité d’hommes libres a été bafouée par des individus sans conscience, sans cœur, sans âme, sans foi ni loi », a-t-il lancé.

« Nous allons organiser la résistance […]. Le scrutin du 24 mars a été une tromperie, une mascarade et une honte pour la démocratie et la nation tout entière », a-t-il ajouté, appelant la population à ne pas recourir « à la violence ».

Il est arrivé 4e du scrutin
Soilihi Mohamed est arrivé 4e du scrutin de dimanche, remporté haut la main (60,77 % des suffrages) par le colonel Azali, au pouvoir depuis 2016, selon les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale (Ceni).

L’opposition a hurlé au « hold-up » et au « coup d’État électoral », dénonçant les « fraudes massives » du camp présidentiel. Les ONG comoriennes et de nombreux observateurs étrangers ont largement confirmé les irrégularités relevées par les douze adversaires du chef de l’État sortant.

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