Dakar-Echo

Affaire de la SDE, fer de la Falémé, Total, AIBD, Petrotim: Thierno Alassane Sall fait feu de tout bois!

Affaire de la SDE, fer de la Falémé, Total, AIBD, Petrotim: Thierno Alassane Sall fait feu de tout bois!

Selon l’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, le président de la République a cédé le Sénégal aux étrangers. Hier, lors de sa conférence de presse, le leader de la République des valeurs a listé les contrats « illégaux » que le régime de Macky Sall a signés avec les étrangers. Ce qui, si l’on n’y met pas un terme, conduira directement le pays dans le gouffre.

Macky Sall a « vendu » le Sénégal aux étrangers. C’est la grave accusation faite hier, lors d’une conférence de presse, par le président du mouvement « République des valeurs », Thierno Alassane Sall.

A l’en croire, au moment où le mandat de l’actuel président tire à sa fin, on assiste comme à une accélération des pratiques qui ont fait l’essence de sa gouvernance. Et l’ancien ministre de l’Energie — mais aussi, auparavant, des Infrastructures et des Transports terrestres — de citer deux dossiers (la SDE et le fer de la Falémé) qui font l’actualité actuellement et qui illustrent de manière saisissante, selon lui, le parachèvement du contrôle de l’économie sénégalaise par des intérêts privés étrangers délibérément orchestré par le président Sall.

« Le dossier de la SDE montre de façon caricaturale l’effondrement de toutes les voies de recours qu’aurait pu solliciter la SDE, ne laissant à son Conseil d’administration d’autre choix que de prendre l’opinion à témoin, participant ainsi à amplifier les rumeurs qui courent dans tout Dakar sur ce marché en eaux troubles », a expliqué l’ancien patron des cadres du parti au pouvoir pour montrer la préférence donnée par le président Macky Sall aux étrangers au détriment des entreprises privées nationales. Une préférence étrangère qui a prévalu aussi dans l’exploitation du fer de la Falémé.

« Quant à la concession de l’exploitation du fer de la Falémé, elle illustre la vente par découpe des secteurs stratégiques de notre pays sans débats ni à l’Assemblée nationale, ni au sein du gouvernement ou à quelque autre niveau », soutient l’ex-patron de l’Alliance Pour la République (APR) à Thiès.

« Pour Macky Sall, la loi c’est Lui », dit Thierno Alassane Sall L’ancien ministre des Infrastructures avertit les Sénégalais sur la dangereuse politique que mène le président Macky Sall et qui risque de plonger notre pays dans le gouffre.

« Un homme seul décide, selon son bon gré, de confier des secteurs qui participent de la souveraineté d’un pays à des opérateurs étrangers, pour des durées pouvant atteindre le demi-siècle, (c’est le cas pour les permis relatif aux hydrocarbures -45) ; c’est ainsi que le bloc Rufisque Offshore profond a été octroyé en violation des dispositions pertinentes du code pétrolier et de son décret d’application.

A cette occasion, j’ai vu un président et son Premier ministre faire fi des lois de la République (comme pour dire que la
loi c’est moi) et engager le Sénégal dans des contrats qui pourraient nous faire perdre, selon les circonstances, plus de 400 milliards par an au cours actuel du baril », révèle M. Sall.

Evoquant le cas de la multinationale française Total, Thierno Alassane Sall montre son exaspération et demande dans quel pays normal, à l’issue d’une évaluation menée selon les procédures établies par la loi, le premier, à savoir le consortium Bp/Kosmos, peut-il être le plus naturellement du monde écarté au profit du cinquième, Total en l’occurrence, sans que rien ne s’en suive, en dépit du tollé provoqué dans l’opinion ?

A cet effet, il soutient que c’est pourquoi les cadres et le management de la Sénégalaise des Eaux ont raison de se faire des soucis dans l’actuelle procédure d’attribution de la concession de l’exploitation de l’eau potable dans les centres urbains du Sénégal.

Poursuivant ses dénonciations du régime carrent de Macky Sall, le leader de « République des Valeurs » rappelle que c’est dans les mêmes conditions de violation des lois que s’est faite la concession de l’exploitation de l’aéroport AIBD sans appel d’offres, à un consortium turco-sénégalais, monté pour les besoins de ce « deal ».

Un consortium sans aucune expérience ou référence connue dans ce secteur. D’après l’ancien cadre de l’ASECNA, la preuve de la coupable et dangereuse incompétence des responsables de ce consortium « a été apportée à l’occasion de la première grande pluie tombée à Diass.

Pour rappel, des containers à bagages, parqués dans des conditions défiant toutes les règles et procédures connues de tout exploitant d’aérodrome un tant soit peu averti, se sont transformés en bolides et ont provoqué des dégâts énormes sur des aéronefs en stationnement en conduisant à l’arrêt provisoire de l’exploitation de ces avions », raille le spécialiste de l’aéronautique civile.

Thierno Alassane Sall accuse l’Etat de porter l’entière responsabilité de ces accidents, pour avoir écarté de l’assistance au sol une société sénégalaise florissante dont le savoir-faire était reconnu par la communauté des usagers. Evoquant cette affaire, il
rappelle avoir dénoncé du temps du président Wade certaines pratiques.

Par conséquent, estime-t-il, ce n’est pas aujourd’hui qu’il va s’emmurer dans le silence sur des manquements à des échelles autrement plus importantes et qui nourrissent les mêmes soupçons de collusion.

« Il peut arriver au président Macky Sall de devoir constater lui-même les conséquences désastreuses de ses décisions sans en tirer les suites appropriées, c’est le cas pour l’autoroute à péage dont il a inauguré en grande pompe le premier tronçon (validant de facto les tarifs exorbitants affichés) tout en concédant, par entente directe, à la même entreprise la construction et l’exploitation du tronçon Diamniadio-Aibd dans des conditions qu’il m’a été donné de refuser de signer en tant que ministre des Infrastructures, à savoir près de 5,5 milliards le kilomètre sans les échangeurs et les voies d’accès qui devaient être réalisés par l’Etat à coup de milliards », révèle l’ancien ministre des Infrastructures.

Le plus gros scandale du régime Sall, ce sont les permis octroyés à Pétrotim
Pis, dans les désastreuses actions du chef de l’Etat, le leader de la République des Valeurs souligne que le plus gros scandale de l’histoire du Sénégal, ce n’est point le contrat relatif aux mines de fer de la Falémé mais bien celui des permis octroyés à Petrotim sur les blocs de Saint- Louis Offshore profond et de Kayar offshore profond. « Il est à présent établi que ces contrats ont été signés entre les deux tours de la présidentielle de 2012 par les gouvernants de l’époque, dans une totale illégalité.

En dépit des menaces qu’il avait proférées et en pleine connaissance de cause des conditions dans lesquelles lesdits contrats ont été établis, le gouvernement de Macky Sall s’est empressé de les approuver à travers deux décrets datant de juin 2012.

Comble d’incohérence, au moment où il procédait à cette approbation en signant les deux fameux contrats, le président Sall avait dépêché une mission de l’Inspection générale d’Etat pour enquêter sur ce dossier sulfureux. Je demande à ce que ce rapport soit déclassifié. C’est le moins que l’on puisse attendre de celui qui avait révélé aux Sénégalais le rapport de l’IGE sur les chantiers de Thiès.

Nous aurons le loisir de revenir plus en détail sur ce dossier », promet le leader de République des Valeurs et candidat à la présidentielle.

Selon Thierno Alassane Sall, au Sénégal, nul ne peut prétendre ignorer la généralisation de la corruption qui, en ces circonstances, at- teint les fondements mêmes de notre société. Voilà qui est dit et bien dit !

Samba DIAMANKA

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

Articles similaires

Laisser un commentaire