Dakar-Echo

Affaire Arecelor Mittal: tout sera publié selon le ministre Bâ Amadou

amadou_bâLa gestion de Wade sera portée à la connaissance des Sénégalais dans les jours à venir. Du moins sur bon nombre de dossiers, notamment Arcelor Mittal, Millicom, Dubaï Port World, SONACOS et les contentieux hérités de l’ancien régime, mais payés à partir de 2012.

Cette déclaration est d’Amadou Ba, ministre de l’Economie, des finances et du Plan, face à la presse hier, mardi, en marge de l’adoption du budget de l’Etat 2015, qui a été arrêté à 2869,032 milliards de francs CFA contre 2732,020 milliards en 2014 soit une hausse de 137,012 milliards de francs CFA.

Le gouvernement du Sénégal s’engage à tirer au clair l’affaire Arcelor Mittal. Ce, en publiant dans les tous prochains jours tous les documents de traçabilité de cette affaire. Amadou Ba, ministre de l’Economie, des finances et du Plan a déclaré: «Tout sera publié et je dis bien tout et très bientôt.

Je reviendrais dans les prochaines semaines pour faire une deuxième loi de finances rectificative. Parce que là nous sommes en train de faire le bilan de l’année, nous savons exactement ce que nous avons en recettes, ce qui a été dépensé, les engagements, les liquidations sont terminées depuis cette semaine.

Donc on va faire le solde, voir exactement où est-ce que nous en sommes nettement avec l’exécution du budget. Nous reviendrons ici avec le parlement dire exactement l’état du pays en 2014».

Toujours selon M. Ba sur Arcelor Mittal: «Vous savez que le ministre de l’Economie et des finances a, de par la loi, un pouvoir de régulation budgétaire autrement dit sur autorisation du parlement lorsqu’on a des recettes, et ou des dépenses dans l’exécution du budget, le ministre a l’obligation de regarder et dire arrêtez là ou accélérez ici en terme claire.»

Il ajoute, «Quand on a des recettes rien ne s’oppose, comme ça été toujours fait dans ce pays de prendre un arrêté d’ouverture de crédit. Il n’y aurait pas eu de place pour le parlement. Ce procédé existe depuis toujours. L’histoire du Sénégal le montre quand il y a eu de ressources nouvelles donc, rien d’obscur.

Par conséquent ceux qui disent : vous aurez dû comptabiliser 70 ou 75 milliards, ne peuvent poser ce problème qu’au-delà du 31 décembre. En termes clair tant que l’on est dans l’année, il faut gérer les ressources», a détaillé le ministre, tout en soutenant qu’on avait l’habitude dans ce cas de figure de dépenser certainement à mauvais échéant ces recettes.

Il a tenu ce discours, hier mardi, en marge de l’examen et l’adoption du budget de l’Etat 2015. Lequel a été arrêté en équilibre à 2869,032 milliards de francs CFA en 2015 contre 2732,020 milliards dans la loi de finances initiale pour 2014 soit une hausse de 137,012 milliards de francs CFA en valeur absolue et 5,02% en valeur relative.

Contentieux hérités et payés se chiffrent à 102 milliards
A la date d’aujourd’hui, les sommes payées au titre des contentieux hérités depuis 2012 se chiffrent à 102 milliards de francs CFA. Je donnerai les détails depuis 2012 jusqu’à présent. Par contre les ressources exceptionnelles que nous avons tirées s’élèvent aujourd’hui à 152 milliards.

Il s’agit de l’affaire Millicom, Dubaï Port world, SONACOS, toutes ces ressources ont été retracées dans les différents budgets et ça fait 152 milliards depuis l’arrivée de Macky Sall au pouvoir», a martelé le ministre.

Fermant cette parenthèse il déclare: «Lorsque les ressources seront disponibles, le ministère de l’Economie et des finances donnera tous les éléments pour permettre de retracer la totalité de cette transaction.»

Dette publique
S’agissant de la dette publique, une préoccupation de Modou Diagne Fada, président du groupe parlementaire démocratie libéral, l’argentier a donné rendez-vous dans quelques jours, à l’occasion de la présentation de la loi de finances.

Dans sa réponse, de prime abord il déclare: «Ce qui est important c’est d’avoir un bon endettement». Et de poursuivre: «Au niveau de l’Union monétaire ouest africaine (Uemoa) le critère retenu est un endettement à 70% du produit intérieur brute (Pib).

Mieux dans pays les développés comme la France ils sont presque à 100% d’endettement». «Je ne fais pas de comparaison», tient-il préciser. «Ce qui est important et ce que le gouvernement est en train de faire. C’est évidemment faire un endettement compatible à sa stratégie de développement.

Nous ne faisons pas aujourd’hui d’endettement court pour faire des investissements longs. C’est ce qui avait créé au pays des problèmes les années antérieurs.»

Réduction de certains budgets
«Nous en souffrons tous, rien qu’à regarder le budget du ministère de l’Economie et des finances, il a connu une baisse. Ça, c’est l’option du Président de la République Les réformes économiques entreprises permettent aujourd’hui d’être sûr que les prévisions qui sont faites dans le cadre du PSE.

C’est-à dire 4,9% en 2014 et 5,4% en 2015. Ces prévisions peuvent être dépassées ou atteintes si nous maintenons le cap qui tient à ce que le budget soit nettement cadré au Pse et transparent.», a-t-expliqué.

Réagissant sur le budget 2015, le ministre laisse entendre que «la particularité de ce budget est à lecture facile. C’est dire que le gouvernement n’a absolument rien n’à cacher. Nous sommes dans une logique de transparence, aidés en cela par la volonté clairement exprimée par Macky Sall», a-t-il indiqué.
Jean Pierre MALOU

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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