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A cause de la dette de l’état sénégalais aux privés, des milliers d’étudiants renvoyés à partir du 15 octobre

A cause de la dette de l’état sénégalais aux privés, des milliers d’étudiants renvoyés à partir du 15 octobre

Après la Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur, la Conférence des établissements privés d’enseignement supérieur (Cepes) et la Conférence des grandes écoles (Cge) ont décidé de procéder à l’arrêt des cours des étudiants (Bts, Licence, Master) orientés par l’Etat, à compter du lundi 15 octobre 2018.

Pour fédérer leurs actions et constituer un seul front pour la sauvegarde de leurs intérêts, la Cepes, Cge, Fepes ont mis sur pied le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal (Cudopes).

Le cadre unitaire déclare qu’aucun étudiant orienté par l’Etat dans les EPES, ne pourra reprendre ses cours tant que l’Etat, en gros, ne va pas dans le sens d’apurer sa dette estimée à 16 milliards 445 millions 599 167 FCfa, au titre des années 2016-2017 et 2017-2018, selon les chiffres donnés par le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Selon le Cudopes, « cette dette met en péril les exploitations des Epes, notamment ceux qui accueillent de gros effectifs en licence comme en master, dont la clientèle à l’origine ne comptait que des étudiants payant par eux-mêmes sous peine de renvoi ».

En plus de l’apurement total des factures en instance couvrant le reliquat de l’année académique 2016-2017 et l’intégralité de l’année académique 2017-2018, dont les prestations sont déjà exécutées donc le service fait, le Cudopes exige le «respect des dispositions contractuelles en amont et la mise en œuvre des procédures en aval pour la mise en place des 50%, au démarrage et le règlement des décomptes à bonne date au titre de l’année académique 2018-2019».

Le Cudopes souligne par ailleurs que le « poids de la dette met les établissements dans une situation d’endettement chronique en raison de l’accroissement des charges, tout au long de l’année ».

Revenant sur les incidences financières, le Cudopes dénonce l’absence de volonté quant à l’apurement total de la dette, car il est prévu une dotation de 3 milliards dans le projet de loi adopté le lundi 11 juin et relatif à la LFR 2018, pour un règlement partiel des factures dues aux établissements.

« Ce montant représenterait 4,61 % du total du projet de loi chiffré à 65 milliards. Cette dotation correspond à 1/5 du montant en jeu de 16 milliards », signalent les responsables du Cadre dans un mémorandum.

Ibrahima Baldé

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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