Dakar-Echo

45 à. 60 jours chrono pour laver le linge sale en famille

45 à. 60 jours chrono pour laver le linge sale en famille

Des évolutions notées avec l’adoption du Code de la presse, les tentatives de régulation et d’assainissement du secteur avec la délivrance de Cartes nationales de presse, n’y feront rien. La presse sénégalaise est un grand corps malade de la léthargie du secteur envahi de toutes parts, de la précarité des professionnels, du «manque» de viabilité des entreprises et du non-respect des règles d’éthique de déontologie, etc.

A cela s’ajoutent la réalité des réseaux sociaux et leur interaction avec la presse, l’absence d’une régulation à jour de ces nouveaux médias, la connectivité sans règle et la prépondérance de la Propagande Politique sur «l’information citoyenne» dans les médias.

Pour remédier à ce mal, les acteurs se retrouvent pour laver le linge sale en famille, faire leur introspection et une autocritique constructive.

A l’initiative du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (SYNPICS), dont le Secrétaire général, Bamba Kassé, en avait émis l’idée en octobre 2021, les assises de la presse ont été officiellement lancées hier, jeudi 13 janvier 2022, à la Maison de la Presse Babacar Touré. Un rapport exhaustif des travaux est attendu au bout de 45 à 60 jours de consultations.

CALENDRIER DES ASSISES : LES TRAVAUX VONT DURER ENTRE 45 ET 60 JOURS
Donc, toutes ces personnes, c’est juste pour donner une certaine garantie de crédibilité aux prochaines conclusions de ces assisses-là. L’objectif, aujourd’hui, n’est que pour peaufiner les termes de référence, réfléchir et valider ensemble les thèmes, établir éventuellement un calendrier que nous allons dérouler, nous l’espérons, sur une durée qui va varier entre quarante-cinq (45) et soixante (60) jours.

Au final, on veut, de façon générale, améliorer le secteur des médias au Sénégal. Le contexte, il est simple. Si vous regardez, aujourd’hui, les journalistes, sur le plan social, vivent tous des difficultés. Les patrons de presse, pour certains, ne respectent aucun droit des journalistes.

Les journalistes sont dans des conditions très difficiles. Et tout cela fait qu’ils ne rendent pas du bon produit et de plus en plus le public nous critique sur ça. Par rapport à nos attentes, elles sont très simples. Nous pensons que si tout le monde est impliqué, si nous mettons une petite rigueur scientifique dans la méthodologie, au bout du compte, nous allons pouvoir, dans les délais, produire un rapport qui sera exhaustif.

Ce rapport mettra en exergue les problèmes, mettra en exergue les solutions envisagées et proposera des mesures concrètes. C’est ça que nous voulons, à la fin du processus.»

BAMBA KASSÉ, SECRETAIRE GENERAL DU SYNPICS : «certains patrons de presse ne respectent aucun droit des journalistes…»
«Nous avons organisé ces assises des médias sous forme d’atelier. Pourquoi un atelier ? Parce que nous avons pensé que c’est le meilleur moyen d’être le plus inclusif possible et donc de pouvoir, par les contributions des uns et des autres, affiner le projet.

C’est pourquoi nous avons pensé organiser ça sous forme d’atelier, supervisé par de grands intellectuels, des journalistes émérites comme Matar Sylla, ancien Directeur général de la télévision TV5 ; on a Mor Faye, sociologue des médias, Docteur Fall juriste des médias, Jean-Paul Corréa, Mamadou Ndiaye du CESTI…

OUSSEYNOU DIENG, DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION : «nous attendons vraiment les conclusions de ses assises… pour accélérer les réformes…»
«Aujourd’hui, nous assistons au lancement des assises des médias. C’est une initiative des acteurs de la presse, en premier, le SYNPICS et nous, en tant que ministère responsable de la conduite des politiques en matière de communication. Pour nous, c’est une belle initiative et une très grande opportunité pour faire l’évaluation de ce qui a été fait jusqu’ici. Vous savez, le Code de la presse a été voté…, cela fait cinq ans.

Si vous avez constaté, le ministre a demandé l’accélération des réformes dans le secteur. Aujourd’hui, nous avons réussi à garantir une certaine cohérence de manière à avoir une démarche participative et inclusive sur l’ensemble de nos réformes.

Alors, nous attendons vraiment les conclusions de ses assises parce que ça nous sert également de boussole, de cadre d’évaluation, mais surtout de levier pour accélérer les réformes que nous avons entamées depuis un certain temps. Ces réformes commencent par assainir le métier en instaurant la Carte de presse sécurisée et numérisée.

Seynabou Ba

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