Dakar-Echo

41 milliards pour faire de Dakar une ville émergente

Le budget 2015 de la Ville de Dakar arrêté à 41 milliards de franc CFA sera consacré à la finition des travaux et projets entamés lors de la dernière mandature de la municipalité, a indiqué son Maire, Khalifa Ababacar Sall.

‘’Il n’y aucun projet nouveau dans le budget de l’année 2015. C’est pourquoi, (nous avons) un budget d’ajustement.

Il va nous permettre de finir l’ensemble des projets et travaux entrepris depuis l’année dernière’’, a-t-il lors de la séance plénière portant sur l’examen du projet de budget 2015 de la mairie.

Le budget de la Ville de Dakar est arrêté initialement à 38 milliards de FCFA. Sous proposition des conseillers municipaux, quatre milliards de CFA ont été ajoutés pour la reconstruction du marché Sandaga qui avait pris feu en 2013.

‘’Quand on aura fini de tout mettre en place avec les 19 communes d’arrondissement, nous verrons si le budget peut être revu à la hausse. Pour l’instant on termine, le projet d’amélioration du cadre de vie des Dakarois’’, a expliqué Khalifa Ababacar Sall.

Le maire a ajouté par ailleurs que la Ville de Dakar n’a que 16 milliards de recettes pérennes et 15 milliards FCFA destinés aux investissements en cours.

‘’Nous devons terminer l’éclairage public, le pavage, les gazons synthétiques pour des terrains de quartiers, les centres de santé’’, a dit M. Sall annonçant que la mairie a pris en charge certains lycées et collèges de Dakar.

Le pavage des rues de Dakar a démarré en 2012. Il est réalisé dans le cadre de l’initiative « Dakar sans sable », un « projet qui améliore le cadre de vie des Dakarois » et « facilite l’écoulement des eaux de pluie », selon le maire.

Khalifa Ababacar Sall a également annoncé la disponibilité d’un financement de la Ville de Marseille (France) pour la création d’une couveuse d’entreprise destinée aux jeunes et la mise en place d’un incubateur,start-up, avec le maire de Paris, Anne Hidalgo.

‘’Dakar doit vivre de ses atouts et de ses potentialités. Son premier atout ce sont ses ressources humaines, sa jeunesse qui veut un devenir meilleur. Une jeunesse travailleuse qui n’attend que des moyens pour réussir’’, a expliqué M. Sall.

Il s’agira également pour lui de faire de Dakar, une zone de service, de commerce pour tous ceux qui veulent investir. ‘’Pour y arriver, nous devons nous donner les moyens de notre réussite en impliquant tout le monde, les Dakarois en premier.’’

POUR ABSENCE DE VISIBILITE STATUTAIRE, DU FAIT DE L’ACTE III: LES AGENTS MUNICIPAUX DE DAKAR «MARCHENT» LE JEUDI 15 JANVIER

Les agents municipaux de la ville de Dakar, en mouvement d’humeur depuis plus d’un mois, pour non paiement de salaire et manque de visibilité sur leur statut actuel, comptent battre le macadam ce jeudi 15 janvier.

Selon Souleymane Joe Mané, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la santé (Syntras), en marge d’un sit-in organisé hier, lundi 5 janvier, au Centre d’Etat civil Gaspard Camara (Grand Dakar), la marche a pour objet de demander à leur employeur, que ce soit l’Etat ou les maires, de prendre ses responsabilités.

Le bras de fer entre l’Etat et certaines communes de Dakar, en rapport avec l’Acte III de la décentralisation, n’en finit pas de faire payer les frais à la population, avec la grève de certains agents dans les structures sanitaires de la ville. Si pour les autorités étatiques, la charge du personnel municipal est dévolue aux communes, du coté des mairies, le manque de moyens financiers est avancé comme argument.

Au final, les salaires sont payés de manière ponctuelle et tardive au moment où les agents municipaux ne savent plus quel est leur employeur actuel. En attestent les propos de Souleymane Joe Mané, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la santé (Syntras), qui se prononçait en marge du sit-in organisé hier, lundi 5 janvier, par les syndicats des agents municipaux de Dakar, au Centre d’Etat civil Gaspard Camara (Grand Dakar). Selon d’ailleurs M. Mané, une marche est prévue pour ce jeudi 15 janvier, et une grève générale s’annonce dans les prochains jours.

Pour cause, «au niveau statutaire, on ne sait pas qui prend en charge ce personnel. Nous avons énormément de difficultés pour avoir une certaine visibilité, qui nous permet de dire, voila ce qui est réservé au personnel», se désole Souleymane Joe Mané. Pour le président de la Fédération des syndicats de la santé, les agents municipaux ont un problème d’interlocuteur et ne savent pas le sort qui leur est réservé.

Par ailleurs, Souleymane Joe Mané a déploré les lenteurs constatées dans le paiement des salaires qui se fait, selon lui, de manière ponctuelle et tardive, notamment vers le 20 de chaque mois. Pour lui, cela est la résultante du manque de budget destiné à la prise en charge des agents. Une situation alarmante qui les a poussés à cette marche programmée pour ce jeudi 15 janvier. Cela, en dépit du paiement des salaires hier, tel qu’ordonné par le ministre, fait-t-il savoir.

A l’en croire, la marche est destinée à interpeller leur employeur, que se soit l’Etat ou les maires, afin qu’il prenne ses responsabilités. Il a tout de même appelé les différentes parties prenantes à beaucoup plus de sagesse pour discuter afin de ne pas faire subir à la population les affres de cette grève, d’autant plus que le personnel municipal représente 60 à 75% des agents dans les structures sanitaires.

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