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400 militaires participent à l’édition 2022 du Flintlock en Côte d’Ivoire

400 militaires participent à l’édition 2022 du Flintlock en Côte d’Ivoire

– Pour faire face au terrorisme

La Côte d’Ivoire et ses partenaires, tels que le Cameroun, le Ghana, le Niger, le Canada, la France et les Etats-Unis d’Amérique… prennent part à l’édition 2022 du Flintlock, ouvert dimanche à l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme à Jacqueville dans le sud ivoirien.

L’opération qui se poursuit jusqu’au 28 février mobilise plus de 400 militaires originaires d’une dizaine de pays. Ils effectueront des manœuvres conjointes au cours de ce grand exercice militaire multinational, annuel en Afrique de l’Ouest et qui se tient pour la première fois en Côte d’Ivoire.

Selon les organisateurs, tous les participants, des troupes d’élite, vont apprendre ensemble, et mettre en œuvre, les meilleures méthodes pour gagner la bataille contre le terrorisme, tout en respectant le droit international et en protégeant la population.

«Ceux qui ont la bonne fortune d’être mieux nantis que d’autres pourront apprendre comment obtenir le maximum de résultats avec des moyens plus modestes. Et, justement, les forces spéciales sont sélectionnées précisément pour leur aptitude à innover et à s’adapter aux circonstances », a expliqué l’ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Richard Bell, lors de la cérémonie de lancement.

Il a ajouté que la participation de dix pays à cette édition de Flintlok «exprime la solidarité contre une menace partagée et l’engagement à agir correctement».

Pour le diplomate, à une période où nombreux sont ceux qui demandent ouvertement si le respect des droits humains est compatible avec la victoire, cet exercice constitue un «vote de confiance fort».

«Nous méritons d’être fiers de partager cette position de principe», a-t-il indiqué.

La Côte d’Ivoire attend beaucoup du Flintlock.

Selon son chef d’état-major général des armées, le Général Lassina Doumbia, «Nous sommes d’accord que la menace à laquelle nous faisons face aujourd’hui, c’est-à-dire le terrorisme, nécessite l’acquisition de savoir-faire particulier à tous les niveaux à partir de la prévention, l’anticipation, l’intervention, le judiciarisation».

«Ce que nous recherchons à travers ce partenariat, cet exercice, c’est qu’à terme, que nos unités soient plus compétentes, adaptées au traitement de la menace terroriste», a ajouté le général.

A la question de savoir s’il était inquiet, après les départs de Barkhane et de Takuba du Mali, le général Doumbia a tenu à rassurer : «Il ne sert à rien de se voiler la face. Aucun de nos pays n’est désormais à l’abri. Il faut faire face. Et nous prenons donc désormais en compte cette nouvelle donne dans notre planification, dans l’organisation de notre dispositif et, évidemment, dans toute la montée en puissance qui va s’en suivre», a-t-il conclu.

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