Dakar-Echo

200 migrants de l’Afrique de l’Ouest périssent au large de la Libye, une embarcation disparue

cayucosLes 203 autres ont été engloutis par les flots», a annoncé sur Twitter Carlotta Sami, porte-parole en Italie du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), évoquant une «tragédie énorme et horrible».

Plus de 200 migrants ont disparu en mer dans le naufrage de deux bateaux au large de la Libye, selon le récit de neuf survivants secourus par les garde-côtes italiens, rapportent ce mercredi plusieurs organisations internationales. Ils sont arrivés ce mercredi matin sur l’île de Lampedusa.

«Ils sont neuf, sains et saufs après quatre jours en mer.

Selon les premiers éléments recueillis par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ces hommes, parlant le français, sont probablement originaires d’Afrique de l’Ouest. Ils sont partis samedi d’une plage libyenne, à bord de deux bateaux pneumatiques, chargés chacun de plus de cent personnes, qui ont chaviré, probablement lundi.

Dans deux autres tweets, Carlotta Sami évoque un troisième canot, dont parlent les survivants. L’embarcation, dont la trace n’a pas été trouvée, transportait une centaine de personnes, qui pourraient avoir disparu elles-aussi. «Nous espérons encore qu’il n’ait pas réussi à partir, ou qu’il ait fait demi-tour», a déclaré à l’AFP Barbara Molinaro, une porte-parole du HCR à Rome.

Dans la même zone, les gardes-côtes avaient secouru dimanche, dans des conditions dantesques, un autre bateau parti de Libye et chargé d’une centaine de migrants. Sept d’entre eux étaient déjà morts de froid à l’arrivée des secours, et 22 autres avaient succombé à l’hypothermie pendant le long trajet vers Lampedusa.

Des Sénégalais probablement parmi les victimes
Ils étaient 105, tous des hommes, souvent jeunes, originaires d’Afrique sub-saharienne, entassés à bord d’une petite embarcation menacée sous une pluie battante par des vagues de huit mètres et des rafales de vent de 120 km/h, à 110 milles au sud de la petite île italienne de Lampedusa.

Ils ont donné l’alerte dimanche en début d’après-midi, mais aucun bateau commercial ne se trouvait alors dans les parages. Quant aux bateaux militaires qui patrouillent auparavant dans la zone, dans le cadre de l’opération Triton, suite moins coûteuse de Mare Nostrum, ils étaient en ravitaillement à Malte et en Sicile.

Ce sont donc des vedettes des gardes-côtes de Lampedusa qui sont parties au secours des migrants. Avec cette mer, il leur a fallu six heures pour parvenir sur les lieux.

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

Articles similaires

Laisser un commentaire